Lettre de Liaison N°381 – 25 septembre 2025
Lettre de Liaison N° 381 – 25 septembre 2025 :
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Front uni des organisations ouvrières contre le gouvernement Macron-Lecornu et son budget de guerre contre le prolétariat et la jeunesse !
Aucune concertation avec Lecornu ! Halte aux journées d’action à répétition ! Manifestation centrale à l’Assemblée pour empêcher l’adoption du budget !
Introduction : Les représentants de l’Intersyndicale étaient reçus par Lecornu à Matignon, le 24 septembre au matin. A leur sortie, ils ont reconnu que Lecornu n’avait apporté « aucune réponse » aux « revendications » figurant dans leur « ultimatum ».
Lecornu en reste strictement à sa mission : préparer le budget 2026, dans la continuité de celui de Bayrou. Mais, à la recherche d’appuis, il espère la poursuite du dialogue avec les responsables syndicaux. Il a d’ailleurs déclaré souhaiter « avancer en lien avec eux ». Aussi les a-t-il à nouveau conviés à des rencontres bilatérales durant la première semaine d’octobre.
A leur sortie de Matignon, les dirigeants de l’Intersyndicale ont appelé à une nouvelle journée d’action le 2 octobre, après celle du 18 septembre. Si l’appel au 2 octobre « exige » « l’abandon » du budget, il est centré sur le maintien de « la pression » sur Lecornu et sur la formule de « justice sociale et fiscale ».
Pourquoi cette notion de « justice » est-elle mise en avant ? Derrière le paravent de débats sur la taxation des plus riches, se cache, en fait, l’acceptation de la saignée du prolétariat et de la jeunesse, justifiée par de nécessaires « efforts partagés ».
Dans le Conseil national de la FSU, le courant Front Unique a combattu pour que la direction de la FSU se prononce pour le retrait du projet de budget, et qu’en conséquence, elle refuse de participer aux discussions avec le gouvernement Macron-Lecornu ayant pour but de le préparer.
Il est impossible d’obtenir le retrait du projet de budget par la stratégie « concertation »-« journées d’action » qui a toujours conduit à la défaite.
Notre courant combat pour la réalisation d’un front uni des organisations ouvrières qui devrait préparer une manifestation centrale à l’Assemblée nationale, au moment du débat et du vote du budget, afin d’en empêcher l’adoption, et de défaire le gouvernement.
C’est sur cette orientation que le courant front unique propose aux collègues de s’organiser.
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Intervention du courant Front Unique au Conseil national de la FSU, le 23 septembre
Par-delà l’instabilité consécutive à la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, il faut insister sur les circonstances dans lesquelles Macron et Lecornu doivent élaborer le budget 2026.
L’impérialisme français est en pleine déliquescence. Il a subi un effondrement brutal de sa domination en Afrique et une crise intense et chronique dans ses territoires coloniaux ultramarins.
La situation économique et financière s’aggrave chaque jour avec une dette publique abyssale, un déficit commercial qui s’emballe et une désindustrialisation qui multiplie les plans de licenciements.
Et cette situation est accentuée par la violente guerre commerciale enclenchée par l’administration des États-Unis.
Dans cette crise exacerbée, Macron et Lecornu doivent augmenter massivement les dépenses d’armement et redoubler les coups les budgets sociaux.
Pour augmenter de 13% le budget des armées, pour continuer à verser chaque année des centaines de milliards aux entreprises, ils doivent amplifier la remise en cause du droit aux études et à la santé.
Ils doivent s’en prendre violemment aux fonctionnaires, aux jeunes, aux retraités, aux chômeurs, aux malades, aux étrangers. Et, en particulier, ils doivent lancer des attaques décisives contre la Sécurité sociale.
Comment s’opposer à ces assauts en préparation ?
Comment empêcher le projet de budget d’être adopté ?
La bourgeoisie et ses gouvernements ont une stratégie.
Ils savent que leur absence de majorité à l’Assemblée les contraints à recourir, plus encore qu’habituellement, à la concertation avec les représentants des organisations syndicales.
Rappelons que c’est de cette manière que Bayrou avait réussi à faire passer son budget début février, pendant le congrès national de notre fédération.
Non seulement, les dirigeants syndicaux avaient refusé de se prononcer contre son budget, mais en plus, ils avaient accepté de participer à son « conclave » sur les retraites. Le PS s’était appuyé sur cette participation pour justifier son refus de censurer le gouvernement. Et ainsi Bayrou était parvenu à faire passer son budget.
Un budget de coupes contre l’ESR, l’EN, la culture, le sport etc. Et qui réduisait à 90 % la prise en charge des congés maladie.
Les 10 et 18 septembre, des centaines de milliers de manifestants ont rejeté la politique gouvernementale et ont fustigé Macron. On a pu constater ces jours-là que si le gouvernement prône la concertation, il recourt aussi volontiers à la répression massive et brutale des manifestants.
Il faut insister, la mission prioritaire de Lecornu, c’est de préparer un budget pour 2026. Un budget le plus réactionnaire possible, quitte à écorner à la marge celui concocté cet été par Bayrou.
Concentré sur sa tâche, Lecornu vante sa volonté de dialogue et de concertation. Pour lui, tous les moyens seront bons.
Ses affirmations sur la justice fiscale et sociale ou sur les efforts partagés ne visent qu’à tenter de masquer le but essentiel de son projet de budget : des coupes massives contre le prolétariat et la jeunesse.
Alors face à l’attelage Macron-Lecornu déterminé à préparer un budget ultra-réactionnaire, les organisations du mouvement ouvrier doivent être concentrées sur un seul objectif : empêcher ce budget de passer.
Pour cela, les responsables syndicaux doivent refuser de se concerter avec Lecornu.
Il ne s’agit pas de « peser sur lui » mais d’engager le combat contre lui. Ils doivent réaliser un front uni des organisations ouvrières, partis et syndicats, pour empêcher l’adoption du budget
Mais il est clair qu’on ne viendra pas à bout de ce budget en multipliant des journées d’action. Cette stratégie délétère a toujours conduit à la défaite.
A l’opposé, il s’agit de rassembler toutes les forces, de les concentrer, de les centraliser.
Pour le « tous ensemble, au bon moment, au bon endroit », la responsabilité de ce front uni est de préparer une immense manifestation nationale et centrale au siège du pouvoir pour empêcher le budget Macron-Lecornu de passer.
C’est en affrontant réellement le gouvernement qu’il sera possible de le vaincre et de le chasser.
Fin août, l’Intersyndicale a prétendu vouloir un « tout autre budget » mais il ne peut y avoir un « tout autre budget » avec un gouvernement au service de la bourgeoisie.
Pour un budget en faveur des masses ouvrières, il faut un gouvernement issu du front uni des organisations ouvrières unies.
D’un tel gouvernement, le prolétariat et la jeunesse exigeront la satisfaction de leurs revendications.
Commission administrative du SNCS-FSU (26 et 27 septembre 2025)
Intervention et motion du courant Front Unique
Pour l’abrogation de la loi dite « contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur »
Macron s’est livré à une mascarade à l’ONU. Il a reconnu le droit à un « État de Palestine », au moment où à Gaza, le massacre des Palestiniens atteint son paroxysme.
Dans la lettre qu’il a envoyée à Netanyahou cet été, Macron s’explique sur cette reconnaissance. Il ne s’agit nullement remettre en cause son allégeance totale au « droit d’Israël à son existence et à sa sécurité », c’est à dire à son droit d’exterminer les Palestiniens. Ses conditions à cet « État » sont « la fin du Hamas » et la « libération de tous les otages ». Il reprend mot pour mot tous les discours du gouvernement israélien pour justifier sa guerre d’extermination contre le peuple palestinien.
Comment comprendre que les dirigeants de nos syndicats , y compris ceux de la FSU, aient apporté leur plein soutien à cette opération dans une lettre à Macron fin juillet où ils « saluent » sa décision « de reconnaître l’État de Palestine » ?
Comment comprendre que, dans cette lettre, il n’y ait pas un mot sur le génocide, pas un mot sur la dénonciation de la répression dont sont victimes les militants propalestiniens en France ?
Car là aussi, Macron se dévoile dans sa lettre à Netanyahou. Il donne pour preuve de son soutien indéfectible à l’État colonial d’Israël, la loi dite « contre l’antisémitisme » promulguée en plein été.
Il y fait l’amalgame entre « antisionisme » et « antisémitisme ». Il explique que cette loi vise « les antisémitismes de notre pays [qui] sont aujourd’hui aussi alimentés par l’extrême gauche » – comprendre tous les défenseurs du peuple palestinien.
Avec cette loi, deviennent passibles de sanction les faits « d’incitation à la haine ou à la violence » mais aussi « les faits susceptibles de porter atteinte à l’ordre ou au bon fonctionnement de l’établissement ».
Cette loi donne toute latitude aux présidences d’université pour réprimer les mobilisations étudiantes ou enseignantes.
La loi permet de sanctionner y compris « les faits commis en dehors de l’établissement lorsqu’ils présentent un lien suffisant avec l’établissement ou les activités qu’il organise. ». Et les présidences peuvent désormais interdire l’accès à la fac à un étudiant faisant l’objet d’une procédure de sanction.
Elle instaure la mise en place par les rectorats d’académie, de sections disciplinaires régionales, véritables tribunaux d’exception.
Cette loi, au relent pétainiste, doit être combattue de la façon la plus ferme. Il est encore temps car tous les décrets d’application ne sont pas encore parus comme celui portant sur la mise en place de sections disciplinaires.
Le cynisme du gouvernement n’a pas de limite, pour preuve, le traitement qu’il réserve aux réfugiés palestinien, telle l’expulsion de la jeune Gazaouie de l’université de Lille, sous le prétexte « d’apologie du terrorisme », sans que soit publiée une seule preuve.
Dans la foulée, il a suspendu toutes les évacuations des étudiants de Gaza vers la France.
Une lettre, signée de tous les dirigeants des organisations syndicales de l’ESR a été adressée à Borne le 8 août. Ils lui demandent la réouverture du programme PAUSE en condamnant les exigence exorbitantes, notamment financières que doivent remplir les postulants tout en se taisant sur la pire : avoir l’aval … du bourreau de leur peuple, les autorités israéliennes !
Le droit des étudiants, des chercheurs palestiniens à trouver refuge dans notre pays doit être défendu.
La CA du SNCS doit se prononcer pour :
– L’abrogation de la loi dite contre l’antisémitisme !
– Non à la mise en place des sections disciplinaires académiques, véritables tribunaux d’exception ;
– Non à la délation avec la mise en place de « référent » et de tous « dispositifs de signalement », dissolution de ceux qui existent déjà ;
– L’inscription, l’accueil et la régularisation de tous les étudiant.es réfugiés de Palestine, sans condition.
Nous devons nous adresser aux autres organisations syndicales de l’ESR mais aussi à la FSU, la CGT, FO pour qu’ils portent ces exigences.
En effet la défense de la jeunesse étudiante contre le renforcement de l’État policier est partie intégrante du combat pour la défense de tous les travailleurs contre l’État bourgeois, de leurs libertés, de leur droit de s’organiser.
Motion :
Pour l’abrogation de la loi dite « contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur »
La loi dite de lutte contre l’antisémitisme promulguée cet été institue une répression d’exception contre les étudiants et enseignants pro-palestiniens. Elle porte gravement atteinte aux droits des étudiants comme des chercheurs et enseignants-chercheurs, aux libertés académiques et à l’indépendance des universitaires ainsi qu’aux libertés d’opinion, d’expression et de manifestation des universitaires comme des étudiants, sur tous les sujets. Elle vise à réprimer toute mobilisation à l’université contre la politique gouvernementale.
La CA du SNCS-FSU se prononce pour :
– L’abrogation de la loi dite « contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur » !
– Non à la mise en place des sections disciplinaires académiques, véritables tribunaux d’exception ;
– Non à la délation avec la mise en place de « référent » et de tous « dispositifs de signalement » , dissolution de ceux qui existent déjà ;
– L’inscription, l’accueil et la régularisation de tous les étudiant.es de Palestine, sans condition.
La CA demande à la FSU de se prononcer dans le même sens.
Elle mandate le BN de notre syndicat pour qu’il s’adresse aux autres organisations syndicales de l’ESR mais aussi de celles des fédérations et confédérations syndicales ouvrières (CGT, FO) pour que se réalise l’unité sur ces exigences.
(Résultat du vote : Pour : 2 / Contre : 11 / Abstentions : 3 / Refus de vote : 3)
Conseil national de la FSU des 23 et 24 septembre 2025
Interventions et motions du courant Front Unique (le 24 septembre)
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Présentation de la motion FU Palestine
Après près de deux ans de campagne génocidaire perpétrée par l’État sioniste contre le peuple palestinien, un bilan clair doit être tiré : le peuple palestinien est écrasé, privé de la moindre possibilité de résister à son bourreau, à la merci totale de l’État sioniste, de ses colons, de son armée.
Cette situation n’est pas un accident de l’Histoire: elle exprime la nature de l’État sioniste, État colonial, État raciste, État artificiel, sans peuple, dont la population n’est unie que par le fait colonial. Le génocide du peuple palestinien est l’aboutissement du projet sioniste tel qu’il a été exprimé dès l’origine de l’État sioniste, celui du « Grand Israël ».
Depuis deux ans, l’État sioniste bénéficie du soutien sans faille des puissances impérialistes. En France, Macron et ses gouvernements ont proclamé leur « soutien inconditionnel » à cet État. Ils n’ont eu de cesse de réprimer toute tentative des travailleurs et de la jeunesse d’exprimer leur soutien au peuple palestinien. Ils ont maintenu leurs livraisons d’armes. Et les troupes françaises au Moyen-Orient ont apporté leur soutien, chaque fois qu’elles l’ont pu, aux opérations militaires de l’État sioniste.
Ajoutons encore : le défunt gouvernement Macron-Borne-Retailleau s’est distingué dans l’abjection en organisant cet été l’expulsion d’une étudiante réfugiée gazaouie et le gel des exfiltrations de survivants du génocide. Et l’adoption de la loi dite « de lutte contre l’antisémitisme à l’université », qui institue une répression d’exception contre les étudiants et enseignants pro-palestiniens, conjugue État policier et destruction de l’enseignement supérieur public.
C’est à ce président, à ces gouvernements, que les dirigeants des organisations syndicales, les partis d’origine ouvrière – PS et PCF – ainsi que LFI ont apporté un soutien aussi bruyant qu’indigne en saluant la prétendue « reconnaissance d’un État palestinien » fictif, aux marges de l’État sioniste, dans le cadre de la prétendue « solution à deux États » à laquelle plus personne, pas même ceux qui la revendiquent, ne croit sérieusement aujourd’hui. Il n’est pas même nécessaire d’entrer dans les détails abjects énoncés par Macron à l’ONU, lundi, pour caractériser cette opération : une opération de couverture du génocide.
Cette opération de génuflexion politique devant Macron le montre : si depuis deux ans les travailleurs et la jeunesse de tous les pays échouent à apporter leur soutien au peuple palestinien, c’est en conséquence de la trahison de ceux qui ont pour responsabilité d’exprimer leur volonté et de la mettre en œuvre.
Le dirigeant du syndicat des dockers USB de Gênes déclarait récemment : chaque année, 13 000 à 14 000 conteneurs quittent le port de Gênes à destination d’Israël. Ce qu’il faut comprendre : depuis deux ans, les dirigeants des organisations syndicales avaient tous les moyens de contribuer à donner un coup d’arrêt au génocide du peuple palestinien à travers l’organisation effective du boycott d’Israël à tous les niveaux. Ils n’ont pas levé le petit doigt, parce qu’ils refusent de rompre avec les gouvernements alliés d’Israël.
Les travailleurs et jeunes qui, au contraire de cette politique de trahison, cherchent depuis deux ans à exprimer leur soutien au peuple palestinien et à agir pour en finir avec le génocide auront à s’organiser pour briser cette collaboration-trahison, imposer leur volonté : l’organisation effective du boycott de l’État sioniste, vers la rupture de toutes relations de leur pays avec l’État sioniste, ce qui implique de combattre, vaincre et chasser les gouvernements alliés d’Israël. C’est la voie que cherche à indiquer le courant Front Unique.
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Motion Front Unique : Palestine
Le peuple palestinien, à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem, est en détresse absolue. L’organisateur de ce génocide, l’État colonial et raciste d’Israël, s’est engagé dans une guerre sans fin contre tous les peuples de la région, une guerre charriant la barbarie. La responsabilité des organisations ouvrières est posée.
Dans ce sens, le CDFN de la FSU appelle à l’organisation du boycott d’Israël à tous les niveaux. La FSU s’adresse aux autres organisations du mouvement ouvrier pour qu’elles fassent de même.
Pour donner l’impulsion à ce combat, il est nécessaire qu’un large front uni des organisations ouvrières appelle à la tenue d’une manifestation massive à l’ambassade d’Israël sur le mot d’ordre : Halte au massacre du peuple palestinien !
Au-delà de ces mobilisations élémentaires, que le mouvement ouvrier aurait dû impulser depuis longtemps :
– imposer la nécessaire et vitale rupture des relations de toutes sortes que l’impérialisme français entretient avec l’État colonial d’Israël,
– imposer l’arrêt de la répression contre les militants qui soutiennent la Palestine et notamment l’abrogation de la loi dite « de lutte contre l’antisémitisme »,
impliquent d’organiser le combat contre Macron et son gouvernement pour les vaincre et les chasser.
En cela, la lutte pour venir en aide au peuple palestinien et celle des travailleurs des jeunes contre l’offensive anti-ouvrière de Macron et de son gouvernement se rejoignent.
(Résultat du vote : Pour : 5 / Contre : 105 / Abstentions : 0 / Refus de vote : 1)
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Présentation de la motion FU Budget
Était-il nécessaire de rencontrer Lecornu, pour savoir que sa mission c’est de faire un budget de guerre contre les travailleurs et la jeunesse ?
Lecornu, ancien ministre des armées, est déterminé à augmenter de 13 % le budget des armées, au même rythme que celui des États-Unis. Il l’est aussi à maintenir les centaines de milliards de cadeaux au patronat.
Il compte s’appuyer sur le dialogue social pour faire passer le projet de Bayrou, moyennant quelques aménagements. C’est donc bien un « musée des horreurs » qui est toujours à l’ordre du jour.
Aucune revendication sérieuse ne peut être satisfaite sans empêcher l’adoption du budget Lecornu. La responsabilité de notre fédération est de rejeter le projet Lecornu et bien sûr, évidemment, de refuser les concertations qu’il appelle de ses vœux, et qui nous ont été annoncées par la secrétaire générale.
Ce n’est pas en multipliant les journées d’action ou en proposant un plan d’action inscrit dans la durée que l’on fera tomber le budget. Nos collègues en ont fait l’amère expérience en 2023.
Notre fédération doit œuvrer à la réalisation d’un Front Unique des organisations ouvrières pour préparer une immense manifestation nationale et centrale lors de l’examen du budget, pour empêcher son adoption.
Qui croit qu’il serait possible d’obtenir du gouvernement Macron-Lecornu un budget favorable au travailleurs ?
C’est d’un gouvernement issu du front uni des organisations ouvrières que les travailleurs pourraient exiger la satisfaction de leurs revendications dont :
– le recrutement massif de personnels
– l’augmentation des traitements
– la réduction de la précarité
– la réduction des effectifs en classe
– l’amélioration de la santé. Etc.
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Motion Front Unique : Empêcher l’adoption du projet de budget Macron-Lecornu
Le CDFN de la FSU constate que le budget que prépare le gouvernement Macron-Lecornu s’inscrit pour l’essentiel dans la continuité de celui préparé par Bayrou. Pour faire passer son projet, Lecornu compte sur le dialogue avec les « partenaires sociaux », moyennant quelques aménagements à la marge.
Obtenir un budget qui réponde aux aspirations et aux revendications sociales implique d’empêcher l’adoption du budget préparé par le gouvernement Macron-Lecornu.
En conséquence, le CFDN se prononce pour le retrait du projet de budget et refuse toute concertation avec le gouvernement sur ce projet.
Pour imposer le retrait du projet de budget, il est nécessaire de réaliser un front uni des organisations ouvrières (syndicats et partis) en centralisant le combat par une manifestation centrale à l’Assemblée nationale au moment du vote.
(Résultat du vote : Pour : 3 / Contre : 100 / Abstentions : 5 / Refus de vote : 3)
