Lettre de Liaison N°326 – 15 mars 2022
Lettre de Liaison N° 326 – 15 mars 2022 :
[Version pdf]
(Pour : 49 / Contre : 384 / Abst : 51 / Refus de vote : 84)
Présentation de la motion Front Unique
Pour l’abrogation de la loi Rilhac et le retrait de l’expérimentation de Marseille
Avec la promulgation de la loi Rilhac le 21 décembre 2021, le gouvernement Macron-Castex-Blanquer concrétise un objectif poursuivi depuis de nombreuses années par les gouvernements précédents : instaurer un supérieur hiérarchique au sein des écoles.
En effet, la loi opère un changement radical dans le fonctionnement des écoles primaires en dotant leur directrice et directeur d’une « autorité » dite « fonctionnelle ». Si ce caractère « fonctionnel » est encore mal défini, ce qui compte, c’est l’instauration de cette « autorité » qui sera précisée par décrets.
C’est un bouleversement historique.
Mais le gouvernement n’a pas attendu la promulgation de cette loi pour la mettre en pratique.
L’annonce, en septembre dernier, du lancement de l’expérimentation de Marseille nous éclaire sur les véritables objectifs de ce gouvernement :
– gérer l’école publique comme les écoles privées en les dotant d’un directeur ou d’une directrice « supérieur(e) hiérarchique » ;
– permettre aux directrices et directeurs de recruter les enseignants sur postes à exigences particulières autrement dit des postes à profil …
Le gouvernement exprime ainsi un double objectif : détruire l’école publique et par conséquent en finir avec les statuts des enseignants du primaire.
La Fsu écrit qu’elle exige l’abrogation de la loi Rilhac. Dont acte.
Le SNUipp-FSU précise dans sa lettre aux adhérents directeurs et directrices que bien que les décrets ne soient pas encore publiés, la loi est déjà assez limpide… Et pourtant, elle précise qu’elle pèsera de tout son poids sur l’écriture des décrets d’application de cette même loi.
Camarades, on ne peut exiger l’abrogation d’une loi et, en même temps, discuter de ses décrets d’applications car discuter des décrets c’est accepter ladite loi.
On ne peut s’opposer à cette loi tout en laissant l’expérimentation de Marseille prendre corps !
Camarades, la FSU doit refuser de participer aux discussions sur les décrets d’applications et exiger l’arrêt immédiat de l’expérimentation de Marseille, expérimentation qui concerne l’ensemble de la profession et pas seulement les collègues de Marseille comme cela a été rappelé tout à l’heure.
C’est le sens de la motion que nous soumettons au vote.
Motion : Pour l’abrogation de la loi Rilhac et le retrait de l’expérimentation de Marseille
