LETTRE DE LIAISON
des militants combattant pour le Front Unique
des syndicats de l’enseignement public
N°319 – 3 octobre 2021
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Direction d’école :

– Pour le retrait pur et simple de la loi Rilhac et de l’expérimentation de Marseille

– Pour le boycott des groupes de travail où ces attaques majeures sont déclinées

Intervention du courant Front Unique au Bureau National de la FSU (le 27/09/2021)

La journée du 23 septembre a marqué un sommet dans le discrédit de la notion de grève, comme arme de

mobilisation pour obtenir satisfaction ou pour imposer le retrait d’un projet gouvernemental. Les différentsappels n’offraient aucune perspective. Et pourtant, les personnels étaient appelés à offrir une journée desalaire au gouvernement, au moment où leur pouvoir d’achat s’effondre d’autant plus que l’inflation connaîtun spectaculaire rebondissement.

Comme on pouvait s’y attendre, les personnels ont massivement boycotté cette journée à tel point que notresecrétaire général l’a qualifiée de « grève de militants ». Et semble-t-il, personne, ici, n’ose arguer de la faibleparticipation à cette journée, pour stigmatiser le manque supposé de combativité des personnels.

Mais comment ne pas rapprocher cette journée du 23 septembre de ce qui s’était passé l’avant-veille. Le 21,la ministre De Montchalin, ouvrait la « conférence sur les perspectives salariales dans la fonction publique»et elle pouvait se réjouir de la participation des 9 organisations syndicales de fonctionnaires.

Que valent les proclamations sur la revendication de déblocage du point d’indice quand on accepte de poseravec la ministre qui est responsable de ce blocage. Et qu’on accepte de participer à une conférence dontl’objectif est de liquider la grille de rémunération des fonctionnaires basée sur le point d’indice.

Alors que chacun sait que le gouvernement veut parachever la destruction du statut des fonctionnaires déjàbien avancée avec la loi du 6 août 2019.

Alors revendiquer l’augmentation du point d’indice et la défense inconditionnelle de la grille de rémunérationdes fonctionnaires impose à la direction de notre fédération de quitter immédiatement la « conférence » etd’appeler les autres représentants des organisations de fonctionnaires à en faire autant.

Nous sommes à l’avant-veille de l’examen de la proposition de loi Rilhac à l’Assemblée nationale. Et comptetenu de l’absence totale de mobilisation à l’appel des directions des syndicats concernés, à commencer par leprincipal d’entre eux, le SNUipp, il est assez probable que cette proposition de loi soit adoptée dansl’essentiel de sa version aggravée par le Sénat au mois de mars.

Il faut souligner que la direction nationale du SNUipp, a persisté dans sa volonté délibérée de refuserd’engager la profession dans le combat contre le gouvernement.

En mars, elle s’était contentée de s’adresser aux sénateurs. Et là, elle persiste en demandant aux enseignantsd’envoyer un message aux députés pour leur demander «de ne pas voter la proposition de loi en l’état».

Au Conseil National de mars, notre courant avait soumis au vote une motion qui demandait que le CN«condamne cette loi et en exige le retrait pur et simple.» et que notre fédération ouvre «la perspective d’unemanifestation nationale à l’Assemblée nationale quand sera connue la date de l’examen de la loi Rilhac en2ème lecture.» (avec comme résultat : 7 pour / 89 contre / 8 abstentions et 31 refus de vote).

Cette loi Rilhac, avant même son adoption, est déjà aggravée par les déclarations marseillaises de Macronvoulant imposer que les directeurs de 50 écoles recrutent leurs enseignants.

Il faut apprécier que les équipes enseignantes de 40 écoles de Marseille ont appelé au boycott de cetteexpérimentation car les instits ont bien compris la portée de l’expérimentation-Macron, destinée à êtregénéralisée.

Que notre fédération et son syndicat concerné, le SNUipp, se mettent au diapason de ces courageuxenseignants des écoles marseillaises en déclarant le boycott de tous les groupes de travail sur ladirection dans lesquels va être déclinée la mise en œuvre d’un coup historique contre les enseignantsdes écoles.Et qu’ils se prononcent clairement pour le retrait pur et simple et immédiat de la loiRilhac et de l’expérimentation de Marseille.

mel@frontunique /Front Unique, 46, rue de Trémonteix, 63100 Clermont-Ferrand

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