"POUR FAIRE ENTENDRE CE QUE VEULENT LES ENSEIGNANTS DANS
NOTRE SYNDICAT,
LE SNES,
VOTEZ FRONT UNIQUE"
Depuis trois ans une dégradation accélérée de la situation
des personnels du second degré
Les décrets de 50 ont été abrogés, le nouveau décret de 2014
s’applique
Les décrets de 50 définissaient nos obligations en heures d’enseignement
dans la matière de notre concours. Notre indépendance pédagogique était
garantie par les décrets. Désormais nous sommes soumis à mille obligations
en dehors de notre enseignement lui- même. La pédagogie est soumise au
projet d’établissement donc au chef d’établissement, au CA, au Conseil
pédagogique. Les réunions de toute sorte se multiplient, et la
non-participation à celles- ci est considérée comme service non fait. Elle
entraîne des retraits de salaire, comme l’ont subi déjà de nombreux
professeurs de collège qui refusaient de participer aux journées de
formation-formatage à la réforme des collèges. Par ailleurs la suppression
de la première chaire en lycée, le nouveau système de pondération et
d’indemnisation contenu dans le décret de 2014 a signifié pour des
centaines, voire des milliers de collègues, une diminution de salaire.
La réforme des collèges va s’appliquer en 2016
C’est la plus grave attaque contre l’enseignement public depuis des
décennies : laminage de certaines matières, réduction de l’enseignement
disciplinaire partout, disparition du programme annuellement défini,
inégalité des établissements érigée en principe, aucun collège ne dispensant
désormais le même enseignement.
Pour les enseignants, c’est la négation de leur métier. L’enseignement
disciplinaire est massacré au profit d’une "interdisciplinarité" sans
contenu ou totalement arbitraire. Les enseignants sont soumis à la tutelle
tyrannique des chefs d’établissement et des caporaux de la réforme. Les
réunions se multiplient à l’infini, auxquelles ils ne peuvent échapper, en
vertu du nouveau décret. Les journées de formation à la réforme s’empilent
ad nauseam (à la demande de FO personnel de direction, deux viennent d’être
rajoutées entre le 29 juin et le 5 juillet!)
Les enseignants depuis 2015 ont manifesté avec acharnement
leur volonté de combattre les contre-réformes du gouvernement
Le 29 mai 2015, la grande majorité des professeurs de collège était en grève
à l’appel de l’intersyndicale. Depuis, et de mille manières, les collègues
ont réitéré leur opposition à la réforme des collèges. Ils ont souvent
refusé de participer aux journées de formation-formatage organisées par
l’administration. Et ce malgré les menaces, les intimidations, les sanctions
de l’administration. Imputer aux enseignants la responsabilité du fait que
la réforme va se mettre en place est scandaleux!
L’orientation de la direction du SNES a impuissanté les
enseignants et permis au gouvernement de faire passer ses attaques.
La direction du SNES a soutenu et soutient la liquidation des
décrets de 50 et le décret de 2014.
Aux enseignants qui ont vu leur salaire diminué; à ceux qui se sont vu
appliquer des retraits de salaire pour service non fait parce qu’ils ne se
sont pas soumis aux nouvelles obligations découlant du décret de 2014, la
direction du SNES a eu cette argumentation sidérante : le gouvernement
n’appliquerait pas bien son propre décret, qu’il n’aurait lui-même pas bien
compris!
La volonté de combat des enseignants de collège a été
épuisée, leur force dilapidée.
L’intersyndicale a appelé à…. 5 grèves de 24 heures depuis mai 2015. Elle
a organisé une balade inoffensive à Paris, un samedi, loin du ministère.
Elle a refusé la proposition d’appel à une manifestation centrale au
ministère de toute la profession (et à la grève ce jour- là), en semaine, au
moment où le ministère est ouvert. Elle a invité les collègues à se
débrouiller établissement par établissement par rapport à la
formation-formatage organisée par l’administration, au lieu de lancer le mot
d’ordre de boycott national de la "formation". La même tactique de
dislocation est aujourd’hui à l’œuvre face à la loi El Khomri qui pulvérise
le code du travail, avec les mêmes résultats à craindre.
Il faut une autre orientation syndicale pour le SNES
La "tactique" de la direction du SNES est déterminée par la volonté
constante de ne pas affronter le gouvernement, de maintenir la collaboration
avec lui via le "dialogue social". La participation récente des dirigeants
du SNES aux "journées de refondation de l’école" avec Hollande Valls Vallaud
Belkhacem en témoigne encore. Le titre de l’US ("Refondation
de l’Ecole : détricotée par sa mise en œuvre")
a valeur d’aveu. Pour la direction du SNES, la politique du gouvernement est
bonne mais mal mise en œuvre!
Or de nouvelles attaques se profilent. Une "réforme des lycées" de même
nature que la réforme des collèges est dans les tuyaux. Contre le statut des
enseignants, l’objectif est d’aller plus loin, par exemple de donner aux
chefs d’établissement le pouvoir de recruter et de licencier leur personnel.
Pour la défense de l’enseignement public, pour la défense du personnel, mais
aussi pour la défense du SNES lui-même, que les enseignants ont construit
comme syndicat de défense de leurs revendications, il faut une orientation
radicalement différente :
Pour l’abrogation du décret de 2014, le rétablissement des
décrets de 50,
Pour le retrait de la contre- réforme des collèges,
Contre les nouvelles attaques concoctées par ce gouvernement
préparant le terrain au suivant,
Il faut rompre le "dialogue social", il faut affronter le
gouvernement!
C’est ce que propose le courant Front Unique.
Votez pour la liste Front Unique pour le renouvellement de la
CA du SNES de l’Académie de Clermont
Dernière minute
: A
l’annonce de l’usage de l’article 49 ter, des centaines de jeunes et de
travailleurs ont spontanément afflué vers l’Assemblée Nationale le 10 mai,
et ont été gazés par la police. La veille, au Conseil départemental de la
FSU, les représentants du SNUIPP avaient proposé à juste titre que les
syndicats organisent eux-mêmes nationalement une manifestation à l’Assemblée
Nationale pour le retrait du projet de loi
El Khomri.
"Impossible matériellement" ont répondu les représentants départementaux UA
du SNES (la motion a reçu 5 voix pour et 5 voix contre et 1 abstention). Le
lendemain, le communiqué national intersyndical évoquait la possibilité
d’une manifestation nationale
"dans
les semaines qui viennent".
Donc l’impossibilité n’est pas matérielle. Faut-il donc attendre que "les
carottes soient cuites"
Le vote se termine le 26 mai. Adressez-vous au secrétaire
du SNES pour lui demander, voir pour exiger qu’il organise le vote dans
l’établissement. En cas de refus contactez-nous! En tout état de cause,
votez par correspondance.
