LETTRE DE LIAISON

Lettre de liaison N° 194
– 9 février 2012

Dans les jours qui viennent, la
majorité UMP à l’Assemblée Nationale doit adopter la loi portant un coup majeur
contre la Sécurité Sociale via la « TVA Sarkozy ».


Le représentant Front Unique au BN de la FSU du 6 février a combattu :


POUR QUE LA FSU EXIGE LE RETRAIT DU PROJET DE LOI


POUR QUE SE REALISE


LE FRONT COMMUN DES ORGANISATIONS SYNDICALES DANS CE BUT

 

Il y a une échéance immédiate sur
laquelle la FSU doit se prononcer aujourd’hui. Dans deux jours, le conseil des
ministres doit aborder la mise en œuvre concrète des mesures annoncées par
Sarkozy le 29 janvier.

Dans les deux mois qui viennent, Sarkozy
entend porter la hache contre les acquis, les garanties et les droits les plus
fondamentaux des travailleurs et de la jeunesse.

Pour les jeunes : remise en cause du
droit aux études, au savoir, à la culture, à la protection octroyée par les
diplômes nationaux.
C’est le sens des
quotas d’apprentis annoncés par Sarkozy dans les entreprises. Il s’agit
d’accélérer l’application de la loi Cherpion, publiée en juillet 2011, qui met
fin en pratique à la scolarité obligatoire jusque 16 ans et programme la
démultiplication du nombre d’apprentis en France – appuyée, notamment, sur la
destruction programmée de l’enseignement professionnel et agricole.

Mais encore : remise en cause des
conventions collectives, arrachées en 1936 aux capitalistes par les
travailleurs.
C’est cela que
signifient les négociations d’entreprises annoncées par Sarkozy dans le cadre
des accords « compétitivité-emploi ». Dès le 30 janvier, l’UMP a voté une
modification du Code du Travail permettant d’imposer aux salariés des
modifications de leur temps de travail, liquidant toutes les protections liées
au contrat. Garanties salariales, garanties horaires, garanties et droits
collectifs : tous ces acquis fondamentaux sont dans la ligne de mire.

Mais au cœur de cette offensive, il y
a l’offensive confirmée contre la Sécurité Sociale arrachée par les travailleurs
en 1945.
Et là, tous les travailleurs,
ceux du public comme du privé, avec leurs familles, sont concernés. Je passe sur
le mot de « TVA sociale » : si Sarkozy proposait d’augmenter la CSG, cela
reviendrait exactement à la même chose. C’est bien la Sécurité Sociale, le droit
à la santé fondé sur le salaire différé, qui sont menacés. 13 milliards
retranchés aux salaires au profit des patrons ; les travailleurs qui doivent en
outre payer la différence de leur poche. Et en définitive, le droit à la santé
serait menacé pour tout le monde, l’État se disposerait à faire main basse sur
la Sécurité Sociale.

Il est inutile d’expliquer que, si
Sarkozy atteint ses objectifs, les conséquences seraient inouïes pour les
travailleurs, un désastre sans précédent depuis des décennies.

Inutile d’ajouter que ces conséquences seraient aussi dramatiques pour les
organisations syndicales, qui se sont construites dans la lutte pour ces acquis,
qui en sont les garantes.

Dans deux jours, un projet de loi
concrétisant les mesures annoncées par Sarkozy contre la Sécurité Sociale doit
être examiné par le conseil des ministres.

Alors, la FSU doit se prononcer pour le retrait de ce projet. Et
puisqu’une intersyndicale doit avoir lieu jeudi, la FSU doit porter cette
exigence dans ses mandats, demander aux confédérations ouvrières de se prononcer
dans le même sens.

Je demande un vote sur cette résolution
simple :

« La FSU se prononce pour le retrait du
projet de loi Sarkozy-Fillon contre la Sécurité Sociale. Elle s’adresse aux
confédérations pour qu’un front unique soit réalisé sur cette exigence. »

Pour : 3 (Front Unique et Émancipation)

Contre : 13 (dont U&A et la secrétaire fédérale)

Abstentions : 3 (dont les représentants du SNES)

NPPV : 7 (École Émancipée et PRSI)

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