Lettre de liaison N° 186 – 22 septembre 2011
CDFN de la FSU des 20 et 21 septembre 2011
La direction de la FSU entièrement soumise
aux impératifs du « remboursement de la dette » et donc au gouvernement Sarkozy
Fillon !
La délégation Front Unique a combattu pour
que la FSU se prononce contre le remboursement de la dette, contre le budget
2012, en défense des garanties statutaires. Seule l’intervention massive des
travailleurs imposera à la direction syndicale la rupture avec le gouvernement !
Présentation
Le
CDFN de la FSU s’est tenu dans le contexte hors norme de la précipitation de la
crise du système capitaliste. En Grèce la situation est, de l’aveu même des
dirigeants, « hors contrôle ». La veille du CDFN la note de l’Italie venait
d’être dégradée. Les banques françaises – dont la dévalorisation boursière a
dépassé les 50% en deux mois – sont menacées de faillite. Les banquiers – les
banksters – dont le renflouement a provoqué une aggravation brutale de la dette
– exigent maintenant d’être remboursés de cette dette d’Etat qu’ils ont eux même
provoqués.
Les
gouvernements bourgeois dans le monde et singulièrement en Europe multiplient
les plans d’austérité, visant à faire payer la note aux travailleurs. Au moment
où sont écrites ces lignes, on apprend que le gouvernement grec, dans un nième
plan d’austérité vient de décider de diminuer de 20% toutes les retraites au
dessus de 1200 euros par mois. Le gouvernement Sarkozy Fillon a déjà le 24 août
adopté un premier plan qui remet gravement en cause la possibilité de se soigner
pour toute une partie du prolétariat à travers le renchérissement du taux
d’imposition des mutuelles. Mais le gros morceau, c’est le budget 2012 et la loi
de financement de la Sécurité Sociale : 30000 suppressions de poste de
fonctionnaires, déremboursement des médicaments : telles sont les mesures
contenues dans la version actuelle du budget. Mais il n’est nullement exclu que
la version finale soit bien plus violente encore, vu la rapidité de la
dégradation de la situation.
Dans
ces conditions, il est naturel que les travailleurs s’interrogent : que font les
directions syndicales ?
Or le
18 août, les directions CGT, CFDT, UNSA, Solidaires ont adopté un communiqué
commun. Défense de l’Euro, défense de l’Union Européenne, réduction des
déficits : voici les étonnantes « revendications » de ce communiqué. Cela
signifie : allégeance totale au gouvernement Sarkozy Fillon, renoncement à toute
défense réelle des revendications ouvrières, et à titre d’écran de fumée,
« actions » bidon du 27 septembre et du 11 Octobre dont les travailleurs savent
exactement ce qu’ils peuvent en attendre : rien !
Dans
le CDFN de la FSU, la direction syndicale, flanquée des tendances qui lui sont
associées directement (EE) ou pseudo « oppositionnelles », s’est située dans le
droit fil de la déclaration du 18 août.
Le
seul courant Front Unique a exigé de la direction de la FSU qu’elle se prononce
pour le non remboursement de la dette et pour combattre le budget 2012. Il est
caractéristique qu’une motion Languedoc Roussillon qui demandait de la manière
la plus timorée qui soit un « temps fort » contre le budget ait été rejetée à la
demande de Bernadette Groison. Pour la direction de la FSU, rien ne doit
troubler le vote de la majorité UMP ; rien ne doit troubler le « débat sur
l’Education » qu’elle organise le 28 septembre en bonne compagnie, à savoir le
député UMP Grosperrin.
Et
comme il n’est pas possible de continuer de supprimer des dizaines de milliers
de postes sans faire sauter le statut des enseignants, le gouvernement Sarkozy
Fillon doit maintenant faire sauter les décrets de 50 qui régissent ce statut.
D’où la motion très simple présentée par le courant Front Unique (voir plus
bas). N’est il pas tout simplement révoltant pour un enseignant d’entendre la
direction syndicale appeler le CDFN à se prononcer contre la défense des décrets
de 50, au nom de la lutte contre « l’immobilisme », et de la nécessaire
« amélioration » du statut ? De qui se moque t- elle ?[1]
La
conclusion de ce CDFN est imparable : plus la crise s’accentue, plus violentes
sont les mesures qui accablent les travailleurs, plus profonde est la soumission
des directions syndicales au gouvernement sur l’autel des « sacrifices
nécessaires » pour sauver le capitalisme. Seule l’irruption des travailleurs sur
le terrain de la lutte des classes directe est à même de modifier cette
situation, d’imposer aux appareils syndicaux la rupture avec le gouvernement et
la bourgeoisie. Combattre de manière organisée dans cette perspective : tel est
l’objectif du courant Front Unique que nous vous invitons à renforcer.
Intervention de Marie-Claire Saint-Lager dans le débat général
Aujourd’hui, nous assistons à une brutale aggravation de la crise économique. Il
y a trois ans, pour sauver l’économie, les états ont appliqué sur le dos des
travailleurs la « règle d’or » des capitalistes : privatiser les profits,
nationaliser les pertes. Résultat des déficits publics record. Le spectre de la
faillite d’Etats, comme la Grèce et, derrière de nouvelles faillites bancaires,
plane.
Pour
rétablir l’économie capitaliste, chaque gouvernement n’a de cesse de lancer des
offensives les plus brutales contre les travailleurs et la jeunesse, contre tous
leurs acquis pour les briser. Mais le capitalisme est dans une telle crise, que
tous ces plans ne suffiront pas pour la surmonter. Le cas de la Grèce est
éclairant. Malgré tous les plans d’austérité, son gouvernement vient d’avouer
que la situation devenait « hors contrôle ».
Dans ce
contexte que fait la FSU ?
Elle
signe le 18 août le communiqué de l’Intersyndicale qui se place du point de vue
de la défense de la stabilité de l’euro, celui de l’avenir de l’Union
Européenne, et de la lutte… pour la réduction de la dette : bref, le programme
entier du gouvernement Sarkozy et du patronat !
Alors il
reviendrait aux travailleurs de payer notamment pour la dette des guerres en
Afghanistan, en Cote d’Ivoire, en Lybie … cette guerre que la direction de la
FSU, et la totalité de ses composantes, à l’exception de Front Unique a
soutenue, et que le gouvernement a pu mener avec le silence complice des
organisations syndicales. Le bilan est sans appel, « Conseil National de
Transition » se prépare à mettre en place un régime à la botte des grandes
puissances, vertébré par les anciens piliers du régime de Kadhafi. Ainsi le CNT
est présidé par l’ancien ministre de la justice de Kadhafi qui a annoncé que la
base de la constitution serait la Charia !
Il
reviendrait au travailleurs de payer pour la dette due à toutes les mesures de
soutien aux patrons et aux banquiers prises depuis 2008 : les milliards d’euros
mis à la disposition des banques pour les renflouer, les exonérations de
« charges sociales »de plus en plus massives, la suppression de la taxe
professionnelle… autant de mesures censées relancer la « croissance » mais qui
n’ont fait que relancer la croissance de la dette, son loyer pèsent près de 50
milliards d’euros dans le budget de l’Etat autant que ce que lui rapporte
l’impôt sur le revenu !.
La dette
est celle des capitalistes, elle n’est pas celle des travailleurs et de la
jeunesse, ils n’ont pas à payer pour elle comme ils le font à grande échelle
depuis le déclenchement de la crise : 150 000 postes supprimés dans la fonction
publique, des milliers dans les hôpitaux, à Pôle Emploi, l’âge du droit au
départ à la retraite repoussé, l’augmentation de la précarité, du chômage, de
la pauvreté etc.
Aujourd’hui, il est plus que temps d’arrêter le massacre et de mettre à terme à
cette spirale infernale de la dette qui menace d’emporter toutes les conquêtes
ouvrières : pour cela, une première exigence s’impose à notre fédération : elle
doit se prononcer pour le non remboursement de la dette !
C’est le
premier principe syndical ! Et le seul qui permette de s’opposer réellement à la
politique de coupes du gouvernement, le seul qui permette de mobiliser en
commençant dès maintenant par combattre le budget 2012 de l’état
! 30 401nouvelles suppressions de postes de fonctionnaires, 14 000 dans
l’Education, la RGPP qui continue, les enseignants qui sont remplacés par des
stagiaires à 300 euros, les coupes dans les budgets sociaux, etc.
De
telles attaques en appelleront d’autres, bien plus graves, en particulier si la
situation économique s’aggrave brutalement, ce que personne ne peut exclure.
Les
fédérations organisent une grève le 27 septembre et le lendemain la FSU
organisent un « colloque sur l’Education » avec en invité d’honneur, le
représentant de l’UMP, Grosperrin, celui qui veut supprimer les concours de
recrutement dans l’enseignement ! Cela éclaire parfaitement qu’il s’agit
surtout pas d’affronter le gouvernement
Et la demande des appareils syndicaux dans leur déclaration du 18 aout d’une « véritable concertation sociale avec le gouvernement et le patronat », n’est qu’une orientation de soumission au gouvernement, orientation qui n’amène que des défaites, comme celle sur les retraites.
A
l’inverse, il faut combattre pour le Front Unique des organisations du mouvement
ouvrier (partis et syndicats) pour affronter et vaincre le gouvernement
Sarkozy-Fillon sans attendre les présidentielles de 2012.
Le budget 2012, la loi de financement de la Sécurité Sociale vont concentrer
l’ensemble des attaques du gouvernement.
Notre CDFN doit s’engager sans tarder et préparer dans l’unité
avec les organisations syndicales : la CGT,
FO, UNEF, la manifestation centrale, nationale de toute la classe ouvrière et de
la jeunesse à l’Assemblée à l’ouverture de la discussion parlementaire sur le
budget.
Il doit prendre ses responsabilités en annonçant dès maintenant que la FSU
appellera à une manifestation nationale à l’Assemblée Nationale, le jour du vote
du budget de l’Education Nationale.
Intervention de Marie-Claire Saint-Lager.
Présentation de la motion : Non au remboursement de la dette ! Contre le budget
2012.
Ce matin
le représentant d’ATTAC a dit : « c’est une guerre de classe » !
Oui
camarade : « c’est une guerre de classe » !
Cet été,
le patron Maurice Levy, président de l’Association des Entreprises Françaises,
s’est fendu d’une tribune dans Le Monde intitulé « En finir avec les
déficits des finances publiques ».
Il a
fait la une des médias parce qu’il a dit qu’il faudrait « une taxe
exceptionnelle des plus riches ».
Ça c’est
pour la com’ ! Normal pour un dirigeant de Publicis !
Le fond
de son article est ailleurs :
« Pendant toutes ces décennies nous avons vécu au-dessus de nos moyens,
défendant bec et ongles un modèle que nous n’avions plus les moyens de financer.
Aujourd’hui la facture nous est présentée, et il faut payer. »
« Une vraie, une sérieuse, une profonde réforme de nos structures
administratives et de nos systèmes sociaux, pour pouvoir à l’avenir réduire
drastiquement nos coûts afin de pouvoir servir la dette, la réduire (au besoin
et en complément, par un programme de privatisation dédié exclusivement au
désendettement) ».
C’est
donc bien une guerre de classe !
Et tous
les gouvernements, notamment le gouvernement Sarkozy-Fillon, vont appliquer les
remèdes de la classe des capitalistes pour surmonter la crise : attaquer nos
droits, attaquer nous nos acquis sociaux pour les briser.
Alors,
ATTAC ouvre « un audit citoyen sur la dette » dans laquelle la direction
de notre fédération engage la FSU.
Pour
donner le change, ce matin le représentant d’ATTAC a expliqué que la conclusion
de ce débat pourrait même être que la dette est illégitime !
Alors
débattons ! Débattons !
Et
pendant ce temps le gouvernement Sarkozy pourra faire passer son budget de
classe, celle des capitalistes.
Avec par
exemple ces 50 milliards pour les banksters à travers la charge de la dette :
presque autant que les 60 milliards alloués à l’Education Nationale qui assure
l’enseignement pour 6 millions d’élèves et le salaire de plus d’un million de
personnels.
Se
placer en défense des travailleurs exige d’affronter le gouvernement Sarkozy
Fillon, le gouvernement du Capital.
C’est
dans cette perspective que le CDFN doit s’engager dans la préparation d’une
manifestation centrale nationale de toute la classe ouvrière et de la jeunesse
contre le budget 2012 et lancer un appel aux autres fédérations syndicales pour
l’organiser.
Motion : Non au Remboursement de la dette ! Contre
le budget 2012
Au nom de la « lutte contre les déficits », le gouvernement
Sarkozy-Fillon durcit toujours plus son offensive contre les travailleurs
et la jeunesse, cherche à briser leurs acquis sociaux et en finir avec tous
leurs droits.
Le CDFN de la FSU se prononce contre le remboursement de la dette au nom
de laquelle sont menées ces attaques car cette dette n’est pas la nôtre.
Il se prononce contre le budget 2012 de mise en place de ces attaques.
Se placer radicalement en défense des travailleurs exige d’affronter le
gouvernement Sarkozy-Fillon.
Dans cette perspective, Le CDFN décide de préparer une manifestation
centrale à l’Assemblée Nationale contre le vote du budget de toute la clase
ouvrière et de la jeunesse et lance un appel aux autres les autres
fédérations syndicales, la CGT, FO et avec l’UNEF pour l’organiser.
D’ores et déjà le CDFN décide que la FSU appellera à une manifestation le
jour du vote du budget de l’Éducation Nationale.
Il mandate de BN de la FSU pour contacter les autres syndicats de l’éducation
Nationale pour la convoquer dans l’unité.
Pour : 3, Contre : 79 , Abs : 7, RDV : 22
Intervention sur la question des rythmes scolaires (Yves Ankaoua)
Dans le
dernier numéro de la revue de notre fédération, un article sur la formation des
enseignants est titré interrogativement : « Le pire était donc encore
possible ? »
Mais
certainement, avec le gouvernement Sarkozy-Fillon seul le pire est possible,
notamment dans l’enseignement public.
C’est
pourquoi, concernant la liquidation de la formation des maîtres, la
responsabilité de la direction notre fédération est accablante.
L’opération
rythmes scolaires a le même objectif que toutes les contre-réformes du
gouvernement. D’abord établir un constat d’une situation difficile dont il porte
la responsabilité essentielle pour justifier la nécessité de nouvelles
régressions.
Qui
pourrait croire que le gouvernement aurait pour objectif d’améliorer les
conditions d’étude des élèves alors qu’il les regroupent à 30 et plus dès l’âge
de 3 ans en école maternelle et qu’il a imposé aux enseignants du primaire
d’ajouter une demi-heure quotidienne d’aide personnalisée aux élèves déjà en
difficulté scolaire ?
Tout le
rapport du comité de pilotage datant de début juillet vise à répondre à son
commanditaire :
–
nouvelle diminution de l’horaire d’enseignement pour les élèves,
–
alignement des horaires école élémentaire/collège pour généraliser les
écoles du socle,
–
remise en cause des statuts enseignants en préconisant l’annualisation
des services,
–
interventionnisme renforcé des collectivités territoriales,
–
allongement de l’année scolaire avec suppression de deux semaines de
congés d’été,
–
mise en place un chef d’établissement dans les écoles …
Défendre
les intérêts des élèves et ceux des personnels doit conduire notre Cdfn :
– à rejeter
clairement le rapport du comité de pilotage,
– à
défendre de manière intransigeante les acquis des personnels et en particulier
leur statut et leurs obligations de service,
– à
s’opposer à toutes les mesures de démantèlement de l’enseignement public.
Pour cela,
aucune concertation ne doit se mener avec le gouvernement sur la question des
rythmes scolaires.
Motion Rythmes scolaires
Le CDFN de la FSU, réuni le 21 septembre 2011, constate que tant les
rapports parlementaires que celui du comité de pilotage, sous couvert de
rythmes scolaires, fournissent au gouvernement tout un ensemble de
propositions contre l’enseignement public et les statuts des personnels.
Le CDFN rejette clairement le rapport du comité de pilotage et ses
propositions notamment :
–
nouvelle baisse des horaires hebdomadaires d’enseignement en
primaire et au collège (conduisant à de nouvelles suppressions de postes)
–
alignement des horaires école élémentaire/collège (pour
généraliser les écoles du socle)
–
allongement de l’année scolaire de 36 à 38 semaines avec
suppression de 2 semaines de congés d’été
–
remise en cause des horaires hebdomadaires et annualisation des
temps de service (c’est-à- dire liquidation des statuts enseignants avec
leurs obligations hebdomadaires de services)
–
remise en cause du caractère national de l’enseignement public par
le renforcement de l’intervention des collectivités territoriales dans les
établissements scolaires
Le CDFN se prononce nettement :
–
pour le maintien intégral des vacances d’été,
–
contre la diminution du temps scolaire hebdomadaire pour les
élèves,
–
pour la défense inconditionnelle des statuts des personnels,
contre la flexibilité et en particulier contre l’annualisation des services
et la remise en cause de leur définition hebdomadaire,
Le CDFN s’oppose à toute remise en cause des acquis des personnels et
refuse donc toute concertation avec le gouvernement sur la question des
rythmes scolaires.
Pour : 10, Contre : 74, Abs : 2, RDV : 27
Intervention d’Olivier Rougerie.
Présentation de la motion « défense des décrets de 1950 ».
Pour pouvoir
supprimer des milliers de postes supplémentaires, pour accentuer son offensive
via les contre réformes, le gouvernement Sarkozy Fillon doit faire sauter le
verrou que constitue le statut des enseignants. Dans le secondaire, les décrets
de 1950 définissant les obligations de service des enseignants, sont clairement
dans le collimateur.
Le 31 08
11, le très patronal Le Monde, indiquait les objectifs de la bourgeoisie
« il n’y a plus vraiment d’autres leviers qu’une redéfinition des décrets […]
Nicolas Sarkozy voulant en faire un débat central de la présidentielle de 2012 ».
Imposer aux
enseignants d’être corvéables à merci, 35 heures par semaine dans
l’établissement, asservis par des chefs d’établissement au pouvoir de plus en
plus étendue via, notamment, l’autonomie des établissements, rendre les
collègues seuls face aux pressions de l’administration, voilà la perspective.
Sans statut unissant la profession, plus de moyen de défense collective !
Mais pour
parvenir à ces objectifs, il faut faire sauter l’obstacle principal que sont les
décrets. Face à cette offensive, la réponse du Snes et de la FSU doit être
claire et nette : se prononcer pour la défense inconditionnelle des décrets
de 1950.
Ce n’est
pourtant pas ce que propose la direction de notre organisation : dans l’US du 14
septembre, on peut lire : « Défendre les principes qui fondent les décrets,
c’est donc préserver notre identité professionnelle et les spécificités de notre
métier. Cependant, les tâches nouvelles qui se sont accumulées et qui ne sont
pas prises en compte nécessitent une réécriture de ces décrets améliorant la
situation de tous et prenant en compte les évolutions du métier ».
Réécrire
les décrets ! On nous refait le même coup qu’en 2003 sur le statut des MI/SE.
Les statuts étaient trop vieux, ils étaient à dépoussiérer… On voit ce qu’il en
est aujourd’hui ! On peut faire exactement le commentaire concernant la contre
réforme de la formation des enseignants dont on peut mesurer les effets ! La
formation a tout simplement été liquidée !
Pas de débat sur les décrets de 1950 ! Défense
inconditionnelle des décrets ! Telle est la position que doit adopter la
direction de la FSU ! C’est sur cette orientation que la FSU doit se préparer à
combattre les objectifs du gouvernement.
C’est le sens de la motion très courte que le
courant FU vous soumet :
Défense des décrets de 50
Le CDFN de la FSU se prononce pour la défense inconditionnelle des
décrets de 1950 régissant les statuts des personnels enseignants du second
degré.
Pour : 3, Contre : 87 , Abs :
*L’appareil
dirigeant de la FSU a répondu par la voix de Chabrol (Snep) : « Pour nous il
est impossible de se prononcer contre toute modification des décrets […] Nous
n’avons jamais demandé le statut quo ou nous renoncerions aux revendications
(extension des décharges statutaires … !) […] La formulation proposée par
Front unique est trop simpliste ». Sans commentaire !
[1]
Le courant PRSI avait dans un amendement indiqué l’exigence de la
« défense des décrets de 50 ». A la demande de la direction de la FSU,
le courant PRSI a héroïquement retiré cette exigence. Et non moins
héroïquement, refusé de voter la motion Front Unique pour la défense
inconditionnelle des dits décrets !
Version .pdf (prêt à imprimer) – lettre de liaison N°186
