LETTRE DE LIAISON
des militants combattant pour le Front Unique
des syndicats de l’enseignement public
N°184 – 17 mai 2011

Le gouvernement a décidé d’appliquer la RGPP dans la Recherche et l’Enseignement Supérieur. Ce plan se place clairement dans l’objectif de la « réduction des déficits publics » c’est-à-dire celui de la suppression d’un maximum d’emploi et de la remise en cause du statut et de des garanties. Des milliers d’emplois sont menacés au CNRS, à l’INRA (titulaires et CDD).

C’est une attaque majeure contre les personnels, titulaires et précaires la du CNRS, contre le statut, contre la recherche publique.

La CA du SNCS-FSU se prononce

– Non à la RGPP, pour le retrait pur et simple de son plan d’application au dans la recherche et l’enseignement supérieur;

– Pour l’arrêt immédiat des audits;

– Contre toute suppression de postes.

Après la phase « d’analyse des données », la direction du CNRS orchestre la deuxième phase de sa « concertation » dédiée aux « hypothèses de réorganisation des processus ». Cette « concertation » va servir à justifier les décisions du Comité de Modernisation des Politiques Publiques présidé par Sarkozy qui devraient être annoncées à l’automne 2011.

La conclusion s’impose : Pas de négociation du plan du gouvernement !

Il n’y a rien à discuter avec la direction du CNRS qui n’a qu’un but tailler dans les effectifs.

La CA du SNCS refuse toute participation aux « discussions » qui préparent le plan de la RGPP au CNRS et notamment au CTP convoqué sur ce sujet.

Elle mandate pour le BN pour contacter les autres syndicats de la recherche publique pour qu’ils organisent ensemble ce refus et la mobilisation unitaire pour le retrait pur et simple de ce plan de RGPP.

Pour : 3, Contre : 14, Abs : 2, NPPV : 0

Les « risques psycho-sociaux » :

Le coupable : la politique du gouvernement !

Il est clair que la mise en place de la RGPP au CNRS, que le gouvernement est en train de préparer, va passer par des regroupements de délégations, des reconversions, des licenciements et des mobilités forcées légalisées par les décrets de la « loi de mobilité », des pressions pour abandonner son poste de titulaire, par des non reconductions de CDD, la mutualisation avec les universités, etc… . Elle va s’accompagner d’une dégradation considérable des conditions de travail des personnels et une augmentation exponentielle des charges de travail.

Alors que la politique de la RGPP fait des ravages partout où elle est appliquée, le gouvernement se targue de mener une politique de « prévention des risques psycho-sociaux ».

Le gouvernement joue au pompier pyromane. La CA du SNCS dénonce cette hypocrisie.

Elle déclare que le meilleur moyens de prévenir ce que le gouvernement et la direction du CNRS appellent « les risques psycho- sociaux » c’est que soit abandonnée la RGPP : non aux restructurations, non aux suppressions de postes, non à la mise en place d’indicateurs de performance !

Dans ce contexte, la CA décide de ne pas envoyer de représentant du SNCS-FSU à la réunion sur « la prévention des risques psycho-sociaux » convoquée le 23 mai. Elle mandate le BN pour contacter les autres syndicats de la recherche publique afin de mener cette campagne dans l’unité.

Pour : 4, Contre : 14, Abs 0, NPPV : 0

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