LETTRE DE LIAISON

Lettre de liaison N° 223 – 3 décembre 2013       [Version pdf]

Arrêt immédiat de la contre-réforme des
rythmes scolaires!

Abrogation du décret!

Unité des organisations syndicales (SNUIPP, SE, CGT, FO…)
sur cet objectif!

Il faut contraindre les directions du SNUIPP et du SE

à se prononcer dans ce sens et à rompre leur soutien au
gouvernement!

 

La contre-réforme des
rythmes scolaires, cela signifie :

– l’éclatement du caractère
national de l’enseignement primaire, chaque école ayant ses propres emplois du
temps, activités différentes, etc.

– l’inégalité des enfants
érigée en principe, la qualité des "activités périscolaires" variant selon la
richesse des communes.

– la remise en cause à très
court terme de la gratuité de l’enseignement primaire. Les parents vont être
rapidement invités à contribuer financièrement à l’organisation des dites
activités.

– la remise en cause de la
laïcité de l’école par l’introduction dans l’école, sous couvert d’encadrement
des activités périscolaires, d’associations diverses éventuellement
confessionnelles.

Pour les enseignants :

– la désorganisation de la
classe, qui n’est plus celle de l’enseignant, mais est mise à la disposition des
"intervenants".

– les écoles et les
enseignants mis sous tutelle des collectivités locales, les maires conquérant
voix au chapitre sur l’emploi du temps et les activités, ce qui représente une
régression de près d’un siècle et demi (retour à la situation antérieure aux
lois Ferry).

– l’annualisation des services
(qui commence par celle des collègues remplaçants intervenant sur plusieurs
écoles ayant une organisation différente).

– et dans
un délai très court, la transformation des écoles en EPLE ( comme les collèges
et lycées), le directeur transformé en chef d’établissement comme le demandent
déjà les suppôts du pouvoir ( dirigeants du SE, SGEN, association corpo de
directeurs d’école – GDID) :" Il faut s’attaquer au fonctionnement même de
l’école (…) Il est temps (…) d’aborder franchement la question de la création
d’un établissement public local d’éducation et celle d’un statut d’emploi pour
les directeur ",
en écho au projet du gouvernement soumis au "groupe de
travail" sur le métier d’enseignant mis en place par Peillon.

Depuis
près d’un an, les enseignants des écoles tentent par leur mobilisation de faire
reculer le gouvernement

De la
grève du 22 janvier à Paris (taux historique de 80% de grévistes) à celle du 14
novembre où malgré le refus et la dénonciation des dirigeants SE et SNUIPP, 30%
de la profession était en grève, et parfois une large majorité de collègues
comme à Paris, les professeurs d’école ont clairement manifesté leur volonté. Le
sondage commandé par la direction du SNUIPP, mais que celle-ci maintient sous le
boisseau, l’indique clairement : 6% sont pour la réforme, 72% ne veulent pas
qu’elle soit appliquée!

Il est
inacceptable que la direction du SNUIPP, contrainte d’appeler à la grève du 5
décembre, continue à s’opposer à la revendication des Professeurs d’école comme
par exemple lorsqu’elle écrit : "Remise à plat partout où les écoles le
demandent. Pas de généralisation en 2014 : suspension et ouverture immédiate de
discussions pour écrire un nouveau décret des temps scolaires.
 ». Autrement
dit, maintien de la réforme partout où le pouvoir a le moyen de l’imposer!

Les
syndicats au service des enseignants, pas du gouvernement!

Il faut
affirmer : les syndicats appartiennent aux enseignants! Les dirigeants syndicaux
doivent être à leur service, pas au service du gouvernement! Aujourd’hui tout
dépend de l’unité syndicale pour l’arrêt de la réforme, l’abrogation du décret.
C’est ce qu’il faut imposer comme le réclament la quasi-unanimité de nos
collègues de l’école Dumas de Courbevoie (92)

Abrogation du décret "rythmes scolaires" !

La réforme dite « des rythmes scolaires » dégrade
considérablement les conditions de travail des enseignants, sans améliorer
celle des élèves.

La grande majorité des enseignants s’est
prononcée pour son abrogation. Il y a maintenant urgence : la responsabilité
de la direction du SNUipp-FSU (ainsi que celle du se-Unsa) est d’être la
porte-parole des enseignants et pour cela, elle doit se prononcer clairement
pour l’arrêt immédiat de cette réforme et l’abrogation du décret Peillon.


Nous invitons les collègues à reprendre partout cette initiative (ou à reprendre
des initiatives similaires) et à adresser leur prise de position aux dirigeants
du SNUIPP et du SE.

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