Lettre de Liaison N°333 – 13 octobre 2022
Lettre de Liaison N° 333 – 13 octobre 2022 :
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Les syndicats l’enseignement professionnel se prononcent unanimement pour le retrait de la réforme-liquidation des lycées professionnels.
Alors, pour arracher ce retrait :
– que les directions syndicales appellent dans l’unité à la manifestation de toute la profession là où ça se décide : au ministère !
– qu’elles décident de boycotter la concertation visant à la mettre en place !
Le gouvernement Macron-Borne a décidé de mettre le coup de hache final contre les lycées professionnels.
Après la politique de financement à caisse ouverte de l’apprentissage alors que les LP étaient réduits à la portion congrue (financement jusqu’à 8 000 euros par an et par apprenti !), la réforme Macron-Borne n’est pas une « réforme de plus », c’est une mise à mort.
Le tract intersyndical du 11 octobre dit justement ce que signifie la « réforme » :
– augmentation de 50 % des stages en entreprise et diminution en conséquence des heures d’enseignement : donc, des centaines et des centaines de suppressions de postes, des mutations forcées en collège, en lycée notamment, sans compter l’appauvrissement de la formation des élèves ;
– les heures d’enseignement général en particulier seront placées au gré des disponibilités laissées par les stages, avec des horaires variables localement : donc dislocation des programmes nationaux, liquidation des diplômes nationaux, dont l’existence est décisive pour les conventions collectives nationales. En lieu et place des qualifications nationalement reconnues, l’adaptation étroite des jeunes aux besoins du patronat local à travers des « compétences » étroitement adaptées à un poste de travail ;
– détermination des sections en fonction des besoins du patronat local à travers l’élaboration des « cartes des formations » régionales. Le patronat étant invité à prospecter dès le collège à travers la « demi journée » hebdomadaire qui lui sera offerte en lieu et place de l’enseignement des disciplines ;
– substitution de moniteurs délégués par les patrons aux professeurs de lycées professionnels, fonctionnaires d’État protégés par un statut national.
C’est dans cette logique que Macron et Borne ont décidé de placer les Lycées professionnels sous la double tutelle du ministère du Travail et de l’Éducation nationale. D’ores et déjà tout se décide au ministère du Travail. C’est une régression de plus d’un siècle, le contrôle direct du patronat sur toute la formation professionnelle.
Pour les professeurs de lycée professionnel, l’accord qui s’est fait sur l’exigence du retrait de la réforme – qui est la conclusion du tract du 11 octobre – ne peut qu’être acté positivement.
Mais dès lors, une question se pose : comment arracher effectivement le retrait pur et simple de la contre-réforme ?
Chacun comprend qu’il serait parfaitement incompatible d’exiger d’un côté le retrait de la contre-réforme et de répondre positivement à l’invitation du gouvernement d’une « concertation » sur les modalités de sa mise en place.
Or c’est bien ce que propose le gouvernement . Voici un court extrait de la circulaire de la FSU rendant compte le 22 septembre de la rencontre avec Carole Grandjean, ministre déléguée, chargée de l’enseignement et de la formation professionnels :
« Ancrage dans le dialogue social avec l’ensemble des partenaires de la VP (voie professionnelle). Se baser sur les initiatives territoriales. Timing : GT (groupes de travail) entre début octobre et début janvier pour mettre en œuvre les 3 gros chantiers annoncés ci-dessus (Stages, CDF (carte des formations), Grilles horaires)… Puis sûrement des GT à la suite mais le gros sera acté. »
Il n’y a donc pas la moindre ambiguïté sur cette concertation : il s’agit bien d’une concertation sur la mise en œuvre.
Il est donc nécessaire que les directions syndicales indiquent clairement, publiquement aux collègues : « Nous sommes pour le retrait donc nous ne nous rendrons pas à cette concertation ! »
C’est d’autant plus nécessaire que la lettre ouverte des directions syndicales à Carole Grandjean est loin de faire la clarté à ce sujet par exemple lorsqu’elles écrivent dans leur lettre ouverte du 10 octobre :
« Les personnels des lycées professionnels découvrent au fil des interventions présidentielles les mesures phares d’une réforme qui s’impose sans concertation ».
Et lorsqu’ils rajoutent dans la même lettre :
« La diminution du temps scolaire et la disparition de certaines formations avec la restructuration des cartes de formation percuteront les enseignant·es de matières professionnelles pour qui le président a déjà annoncé un vaste plan de reconversion. L’expérience vécue dans ce domaine par nos collègues de Gestion-Administration nécessite des engagements fermes du ministère pour permettre de vraies reconversions et se donner les moyens d’une vraie politique RH. »
S’agit il de combattre pour le retrait de la réforme ou de réclamer une concertation « pour permettre de vraies reconversions »… dans la cadre de sa mise en œuvre ?
Une autre question se pose nécessairement s’il s’agit d’obtenir le retrait de la réforme.
Peut-on l’obtenir en appelant périodiquement à une grève de 24 heures … jusqu’à épuisement des collègues ? Peut-on l’obtenir par une poussière d’actions locales (grèves reconduites établissement par établissement) ou faut-il concentrer toute la force de la profession au plan national contre le ministère, contre le gouvernement pour le faire reculer ?
Toute l’expérience passée montre que les journées d’action « saute-mouton », les grèves locales constituent une voie sans issue. Il faut donc imposer aux directions syndicales l’organisation dans l’unité d’une manifestation au ministère rassemblant nationalement toute la profession.
| Pour le front uni des syndicats pour le retrait de la réforme-liquidation des lycées professionnels ! Pour que les directions syndicales rompent avec le gouvernement, boycottent toute concertation sur la mise en œuvre d’une telle réforme ! Pour que les directions syndicales organisent la manifestation centrale au ministère pour ce retrait et y appellent toute la profession (en appelant évidemment à la grève ce jour-là pour permettre la montée en masse à Paris). |
Motion Iran adoptée par le conseil syndical du SNUipp-FSU 63 (13/10/2022)
Le peuple iranien, et en premier lieu les femmes iraniennes, a engagé le combat contre le régime des Mollahs.
Le conseil syndical du SNUipp-FSU 63 réuni le 13 octobre 2022 :
– apporte son soutien plein et entier au peuple iranien dans sa quête de liberté ;
– se prononce pour l’organisation d’une manifestation de soutien au peuple iranien, dans les plus brefs délais, en direction de l’ambassade d’Iran ;
– s’adresse au Conseil national pour qu’il reprenne cette position et qu’il mandate le secrétariat général du SNUipp-FSU pour porter cette position au sein de la FSU.
(Pour : 5 / Contre : 0 / Abstentions : 3)
Motion Salaire présentée au conseil syndical du SNUipp-FSU 63 (13/10/2022)
Le conseil syndical du SNUipp-FSU 63 réuni le 13 octobre 2022 :
– se prononce pour la revalorisation immédiate qui ne peut être inférieure à 20 %, pour toutes et tous, en point d’indice ;
– se prononce pour que la valeur du point d’indice soit indexée à l’inflation réelle ;
Il ne peut y avoir de contrepartie à cette augmentation, ce qui signifie que le SNUipp-FSU et la FSU doivent sortir des discussions ouvertes le 3 octobre, qui cherchent à mettre en œuvre à travers le pacte la pulvérisation du statut en généralisant l’individualisation des salaires.
– appelle le conseil national à reprendre ces positions et à œuvrer au sein du SNUipp-FSU et au sein de la FSU pour la non-participation aux réunions de concertations à ce sujet.
(Pour : 1 / Contre : 4 / Abstentions : 3 / Refus de vote : 1)
Au Conseil National de la FSU, les 20 et 21 septembre 2022,
les délégués du courant Front Unique ont combattu pour que la FSU :
– refuse toute discussion sur les pseudo-revalorisations des enseignants et exige l’augmentation du point d’indice et son indexation sur l’inflation et la hausse massive des salaires des enseignants. Ce qui implique un combat centralisé contre le projet de budget soumis en octobre à l’Assemblée nationale.
– refuse toute concertation sur les contre-réformes des retraites et de l’enseignement professionnel et en exige le retrait pur et simple.
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Intervention du courant Front Unique dans le débat général (20 septembre)
Accentuée par le Covid et la guerre en Ukraine, la crise économique se propage. Les peuples des pays dominés subissent une inflation hors de contrôle et de multiples pénuries. Les populations laborieuses des pays avancés sont confrontées à l’envolée des prix de l’énergie. Pour alimenter une guerre par procuration et sans fin, les gouvernements des pays capitalistes occidentaux recourent toujours plus à l’industrie d’armement.
Et alors que les capitalistes profiteurs de guerre se gavent, les exploités sont appelés à se sacrifier encore davantage. Et Macron ose réclamer la fin de l’abondance à ceux qui ne l’ont jamais connue.
Pour lui, la liquidation des acquis du mouvement ouvrier est sa boussole permanente avec une place de choix contre l’enseignement public et ses personnels.
L’enseignement professionnel public est pour lui une cible prioritaire.
Après le développement à outrance de l’apprentissage, le gouvernement lance une offensive en règle contre les LP et les statuts des PLP :
– double tutelle Éducation Nationale/ministère du travail qui vaut retour un siècle en arrière, quand la formation professionnelle était sous la coupe du patronat
– recrutement accru de personnels venant des entreprises
– allongement de la durée de stage en entreprise au détriment des enseignements en lycée.
– carte des formations co-élaborée par les patrons au niveau des régions
– diplômes nationaux menacés avec le projet d’horaires variables
Pour le reste de l’enseignement, sans entrer dans le détail, il ressort de toutes les propositions de Macron, la volonté de démanteler totalement le caractère national de l’enseignement public.
Avec la multiplication de contrats locaux, les établissements seraient concurrents pour l’attribution de moyens, la division entre enseignants seraient encouragée et les chefs d’établissement verraient leur pouvoirs accrus, y compris pour le recrutement des enseignants.
Derrière les pseudo-revalorisations de Macron, ce sont les statuts qui sont visés.
La « revalorisation » présentée comme sans contreparties ne concernerait qu’une petite partie des enseignants (les débutants jusqu’à 10 ans d’ancienneté).
La grille des rémunérations serait écrasée et le droit à l’avancement à l’ancienneté serait remis en cause.
Quant à la « revalorisation » du « nouveau pacte » poussant à travailler davantage, c’est une attaque extraordinaire contre les statuts existants. Il y aurait de fait deux statuts concurrents, celui existant et celui du « pacte » avec à terme la disparition du plus favorable et l’alignement de tous sur celui du « pacte » qui deviendrait alors obligatoire.
On est donc bien face à une entreprise élaborée et systématique de démantèlement de l’enseignement public et de liquidation des statuts enseignants.
Face à cette offensive généralisée, les dirigeants des syndicats d’enseignants, à commencer par ceux de notre fédération :
– doivent se prononcer clairement pour le retrait du plan Macron de démantèlement de l’Éducation Nationale, de liquidation de l’enseignement professionnel public, de destruction des statuts
– ils doivent refuser toutes les concertations sur tous ces projets.
– ils doivent forger un front uni des syndicats pour l’augmentation du point d’indice et sa garantie par son indexation par rapport à l’inflation mais aussi pour des augmentations massives des salaires enseignants, ce qui ne peut être obtenu que par un combat centralisé contre le budget soumis en octobre à l’Assemblée nationale.
En cette rentrée, Macron et le gouvernement ont fait de la concertation la pierre angulaire de la réussite de leur entreprise de démolition.
Il est positif que CGT, FO et FSU, organisations syndicales liées au mouvement ouvrier, aient refusé de participer à la première session du CNR. Mais Macron n’a nullement renoncé.
Il est donc nécessaire que ce refus d’un jour devienne un boycott permanent.
Contre les retraites, les objectifs du gouvernement sont clairs et précis, avec en particulier, le recul de l’âge de départ. Dussopt qui avait fait passer la loi de destruction de la fonction publique est en charge de la réforme des retraites (et aussi de celle de l’assurance chômage).
Lors de la réunion qu’il a organisée hier avec les représentants syndicaux, c’est surtout Berger pour la CFDT qui a donné le la. Pour lui, ce n’est pas la réforme de Macron qui est inacceptable mais le fait qu’elle puisse passer en force.
Benoît Teste [secrétaire général de la FSU] nous informe que les organisations syndicales sont unanimes pour demander « a minima (…) que l’ensemble des sujets soient sur la table avant toute décision ». C’est là accepter clairement le cadre des concertations.
Au contraire, pour les travailleurs, cette contre-réforme ne doit passer ni en force, ni par la concertation.
Les dirigeants de notre fédération doivent clairement se prononcer pour son retrait pur et simple et pour le refus de toute concertation avec le gouvernement sur son projet contre les retraites.
Et ils doivent s’adresser aux dirigeants de la CGT et de FO pour qu’ils adoptent la même position et qu’ils réalisent un front uni pour empêcher le gouvernement de parvenir à ses fins.
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Présentation de la motion Front Unique sur les salaires (21 septembre)
Il me semble que nous sommes d’accord sur la caractérisation des mesures annoncées par Macron contre l’enseignement public. Dans le communiqué FSU du 19 septembre, suite à la lettre de Macron, les termes sont suffisamment évocateurs : « politique éducative dévastatrice », « visée utilitariste et libérale qui justifie les projets de réformes » …
On ne pourrait pas dire moins lorsqu’il s’agit d’attributions de moyens en fonction de contrats locaux, d’autonomie entre établissements mis en concurrence…
Le communiqué considère à juste titre la lettre de Macron comme une « provocation pour tous les enseignants » et pose la question : « Le pacte serait-il envisagé comme une nouvelle possibilité de toucher au statut ? ».
Pour nous, l’attaque contre le statut, ce n’est pas une interrogation mais une certitude !
Nous sommes d’accord sur le constat, mais quelles conclusions en tirer ?
Pour avancer sur ces objectifs, Macron prévoit des débats et des concertations.
C’est justement parce que nous sommes d’accord que nous ne pouvons qu’en conclure qu’il faut refuser ces concertations et appeler nationalement à leur boycott. Et exiger le retrait pur et simple de ces projets.
En ce qui concerne les rémunérations, déjà, en tant que fonctionnaires, les enseignants subissent depuis 2010 une perte considérable de pouvoir d’achat.
Il faut donc exiger a minima 10% d’augmentation du point d’indice et son indexation sur l’inflation.
Quand on voit que malgré la masterisation, les professeurs stagiaires sont rémunérés à 1,12 % du Smic, on constate un déclassement vertigineux des enseignants.
Les prétendues « revalorisations » de Macron ne visent pas à améliorer le sort des enseignants, mais au contraire à liquider les grilles de carrière, les avancements à l’ancienneté et à instaurer un double statut. Ces pseudos « revalorisations » doivent être dénoncées et combattues.
Pour que les enseignants débutants commencent réellement avec 2 000 € nets et que les grilles salariales soient respectées, la FSU doit exiger une augmentation de 20% de chaque échelon, en points d’indice.
Elle œuvrera au combat centralisé pour la satisfaction de ces revendications au moment de la présentation du budget à l’Assemblée Nationale. Peut-être par une manifestation centrale et nationale.
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Motion Front Unique sur les salaires
En premier lieu, la FSU exige l’augmentation immédiate de 10% du point d’indice de tous les fonctionnaires et son indexation sur l’inflation réelle.
Par ailleurs, la FSU s’oppose aux prétendues « revalorisations » des enseignants par le gouvernement qui visent à liquider la progression à l’ancienneté et à instaurer un double statut.
La FSU refusera toute concertation sur ces projets.
Les enseignants connaissent un véritable déclassement salarial, que même le gouvernement est obligé d’admettre.
Pour que les enseignants débutants commencent réellement avec 2 000 € nets et que les grilles salariales soient respectées, la FSU exige une augmentation de 20% de chaque échelon, en points d’indice.
Elle œuvrera au combat centralisé pour la satisfaction de ces revendications au moment de la présentation du budget à l’Assemblée Nationale.
(Pour : 6 / Contre : 88 / Abstentions : 5 / Refus de vote : 21)
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Présentation de la motion Front Unique sur l’enseignement professionnel public
La ministre Carole Grandjean, dont on connaît la haine de l’enseignement professionnel public, a annoncé lancer, dès l’automne 2022, « des échanges sur cette réforme de la voie professionnelle avec l’ensemble des acteurs, notamment les personnels éducatifs, élus locaux, et acteurs de l’emploi et de la formation », c’est-à-dire les patrons.
A plusieurs reprises, Macron a annoncé ses objectifs. Je cite : « mettre les débouchés professionnels, les entreprises au cœur du projet » et pour cela je cite « on va changer la logique des formations … on va planifier les besoins de compétences en les territorialisant et faire évoluer l’offre de formation ».
Il s’agit de détruire l’enseignement professionnel public, pour, à terme, transformer les lycées professionnels en centres patronaux d’apprentissage :
Les cartes de formations seraient définies localement en fonction du besoin des entreprises. Macron l’a exprimé de la façon la plus nette, je cite : « Il faudra assumer ensemble de fermer [les formations] qui ne fonctionnent pas et développer celles qui marchent »
Dès l’an prochain, le temps de stage en entreprise augmenterait de 50 %.
L’organisation des temps de stages et d’enseignements généraux serait définie localement, au niveau des établissements.
Cela implique à terme d’en finir avec les statuts des personnel et met en cause l’existence même d’un enseignement professionnel public.
La portée d’une telle offensive dépasse de loin le cadre de l’enseignement. L’objectif c’est la liquidation des qualifications et des diplômes professionnels.
Les organisations syndicales doivent refuser de participer aux « échanges » de Grandjean qui visent à un retour 100 ans en arrière, avant que la formation professionnelle passe sous statut scolaire.
Les organisations syndicales ont exprimé leur volonté de « stopper » la réforme de Macron. Pour la « stopper », il faut en exiger le retrait pur et simple et refuser les concertations visant à la légitimer.
La FSU doit se prononcer en ce sens et œuvrer à la réalisation d’un front uni des organisations syndicales pour imposer le retrait définitif du projet de contre-réforme de l’enseignement professionnel public.
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Motion Front Unique sur l’enseignement professionnel public
Les objectifs immédiats des projets de réforme de l’enseignement professionnel sont clairs :
– Augmentation de 50 % de la durée de stage en entreprise et baisse du volume d’enseignement en lycée
– Développement de l’apprentissage en lycée professionnel
– Définition locale des cartes de formations en fonction des besoins du patronat
– Suppression massive de postes, annualisation du temps de travail et liquidation des statuts des PLP
– Définition locale des horaires
La FSU refuse toute concertation sur les projets gouvernementaux de destruction de l’enseignement professionnel qui préparent la déqualification et la liquidation des diplômes professionnels pour des centaines de milliers de jeunes.
La FSU se prononce pour le retrait pur et simple de ces projets.
Elle s’adressera aux autres organisations syndicales pour que se réalise un front uni sur cette base.
(Pour : 8 / Contre : 93 / Abstention : 0 / Refus de vote : 19)
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Présentation de la motion Front Unique sur les retraites
Le gouvernement accélère le calendrier de la réforme des retraites. Mais quelle que soit la procédure choisie son application est prévue pour septembre 2023.
Comme il est dit dans le document du CDFN [projet de texte Action] : « Le président de la République annonce le pire scénario en menaçant les travailleurs de toutes les régressions : report de l’âge de départ à 64 ans, allongement de la durée de cotisation, renforcement du système de décote-surcote, et donc au final baisses de pension drastiques. »
Et le document déclare que « la FSU s’opposera à ces velléités mortifères et construira les mobilisations pour les contrer. » Mais prétendre qu’il faudrait absolument participer aux concertations convoquées par le gouvernement pour y porter les revendications de la fédération ou celles des personnels, c’est se moquer du monde. Car les concertations remplissent pour le gouvernement un rôle essentiel.
C’est ce qu’a rappelé Dussopt, ministre du Travail, à France Info, le 7/09 : « Dans une concertation, c’est un échange, une discussion, des propositions, des contre-propositions… et à la fin le gouvernement prend les décisions qu’il doit prendre. » Bref tout le processus n’a qu’un objectif : utiliser la participation des représentants syndicaux pour conduire aux décisions gouvernementales déjà décidées.
Lequel Dussopt a pu mener à son terme la Loi de Transformation de la Fonction Publique adoptée en juin 2019 après 1 an de concertations ininterrompues. Cette loi de destruction de la fonction publique facilite, entre autres, les mutations « dans l’intérêt du service », dont est victime aujourd’hui notre collègue Kai Terada.
Aucune concertation sur le projet de contre-réforme des retraites n’est donc possible. La FSU doit exiger son retrait pur et simple et œuvrer à la réalisation du front uni des organisations syndicales pour imposer ce retrait.
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Motion Front Unique sur les retraites
Le gouvernement accélère son calendrier de la réforme des retraites.
Ses objectifs essentiels : report de l’âge de départ à 65 ans, allongement de la durée de cotisation, renforcement du système de décote et donc la baisse drastique des pensions.
Pour s’opposer à cette offensive brutale contre les retraites, la FSU refuse toute concertation sur ce projet de contre-réforme des retraites et en exige le retrait pur et simple.
La FSU œuvrera à la réalisation du front uni des organisations syndicales pour imposer ce retrait.
(Pour : 9 / Contre : 89 / Abstentions : 6 / Refus de vote : 16)
